samedi, 30 avril 2016

La fouine et l'accélérateur de particules

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Je me délecte. Le plus grand accélérateur de particules du monde, avec les meilleurs physiciens, ses aimants supraconducteurs et son anneau de 27 Km , est en panne pour plusieurs semaines , car un petit animal a réussi, en y laissant sa vie , à ronger un câble électrique.

Oh combien le bon Jean de Lafontaine aurait aimé ce récit et nous aurait régalés d'une fable se terminant en ce sens:

Et les savants clamaient, orgueil de leur passion:

"Ainsi que le soleil , le Monde nous dominons".

Il suffit d'une fouine pour les mettre à raison.

dimanche, 17 avril 2016

Fondation des immeubles pour les organisations internationales (FIPOI). une honteuse gabegie

 

 

 

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mercredi, 16 décembre 2015

La vérité sur les finances de l'Etat

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Genève, le 15 décembre 2015

Avertissement solennel à la population genevoise:
le Conseil d'Etat mène la République à la faillite!

Incapable de proposer un budget qui couvre au moins les investissements, le Conseil d'Etat, malgré nos mises en garde répétées, continue de creuser le trou de la dette abyssale du canton, et en plus il vous trompe sur son importance. Aujourd'hui elle se monte en réalité à près de 24 milliards: la dette consolidée de 16,8 milliards plus celle de la caisse de pension qui ne cesse d'augmenter et qui avoisine les 7 milliards.

L'Etat refuse de mettre ce montant, qu'il s'est engagé à payer, dans son bilan, ne respectant ainsi pas les normes comptables IPSAS. Les agences de notation elles ne s'y trompent pas, ajoutent bien cette somme et donnent à Genève la plus mauvaise note de tous les cantons pour la dette, soit 5/5 (meilleur résultat: 1/1).Ce qui fait une dette par habitant de 48.000 francs, 8 fois la moyenne nationale; merci pour nos enfants, car il faudra bien finir par rembourser, il n'y a pas de miracle!

La gestion des affaires publique tourne à la catastrophe. Pourquoi, à périmètre égal, les cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne dépensent 1 milliard de moins par année pour leur fonctionnement?
L'UDC-Genève exige un budget avec un boni de 100 millions en 2016, 200 millions en 2017 et 300 millions en 2018, ce qui reste modeste et qui suffira juste à ne pas augmenter la dette. Sinon nous finirons comme dans les années 1930 où nous avons été mis pratiquement sous tutelle par Berne.

L'UDC ne cesse de contester les belles promesses du Conseil d'Etat qui refuse de voir la dure réalité en face et se persuade avec de fallacieux arguments qu'il va redresser la situation. Sans parler de la situation économique difficile et des baisses des rentrées fiscales en 2019 avec la nouvelle et obligatoire réforme de la taxation des entreprises! Un projet de budget inadéquat, conditionné à des économies mal ciblées non négociées avec le personnel, conduit l’UDC à penser que le Conseil d’Etat n’aura hélas pas le courage de prendre les décisions qui s’imposent.

Pour tous renseignements :
Eric Leyvraz, député, commissaire aux finances, 079 / 503 72 79
Patrick Lussi, député et chef de groupe, 076 / 364 17 27

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mercredi, 11 novembre 2015

Dette de l'Etat du canton de Genève

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Un article de ce journal dit qu'il ne faut pas s'affoler devant la dette de l'Etat qui s'élève à 13 milliards..

Voilà  une  vue optimiste de la situation, pour plusieurs raisons.

L'Etat se targue d'être un des rares cantons à soumettre ses comptes aux normes IPSAS, normes internationales claires qui permettent des comparaisons. Or ces normes impliquent que toute dette avérée doit être inscrite au bilan. La dette de la caisse de pension de l'Etat, la CPEG, de 5,2 milliards, sera remboursée en 40 ans par l'Etat, c'est donc une dette avérée, mais elle est inscrite non pas au bilan, mais en pied de bilan. C'est contraire aux règles, une excetion que s'accorde l'Etat.La dette vraie passe de 13 à 18,2 milliards.

Ce qui compte pour les agences de notation ce sont les comptes consolidés. Si une entreprise ou un état a des participations dans une entité ou une entreprise( SIG, TPG, etc...), la part du bénéfice de ces dernières lui revenant doit être inscrite dans ses gains, de même que les pertes. La dette consolidée de l'Etat est fin 2014 de 16,8 milliards, donc encore plus 3,8 milliards, soit un total de 22 milliards. Voilà comptablement la véritable et honnête situation de la dette.

Est-ce supportable? Oui , car cela représente environ 40% du PIB; rappelons que pour l'Europe le maximum, pas respecté par de nombreux pays!, est de 60%.

Est-ce acceptable? Non, car nous sommes, et de loin, le canton le plus endetté de Suisse. La dette par habitant est 6 fois plus élevée que la moyenne suisse. 

Alors la fonction publique peut se mettre en grève, la situation est entrain de changer de façon irréversible, l'économie est en difficulté, les nuages s'amoncèlent.      

Regardons la réalité en face: par tête d'habitant nous avons le plus grand nombre de fonctionnaires, les coûts les plus élevés.Les salaires moyens de la fonction publique sont largement plus élevés que dans les autres cantons. 

L'Etat a un problème structurel, c'est évident.

 

samedi, 19 septembre 2015

Immigration et responsabilité

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L’Europe subit une immigration qui défie l’imagination par son nombre. Même l’Allemagne est dépassée, pourtant elle a besoin de 500'000 personnes de plus pour faire tourner son industrie.

L’UE n’arrive pas à se mettre d’accord sur des quotas, certains pays refusent les réfugiés, les accords de Dublin et de Schengen sont morts dans les faits et il faut  redéfinir la politique de l’asile en laissant aux pays leurs droits légitimes face à une immigration incontrôlée ; les accords signés par la Suisse sont valables pour tous les autres signataires ou pour personne !

Quand je vois tous ces malheureux, je suis profondément touché. Cependant je n’ai pas été élu député pour raconter mes états d’âme, mais » pour faire servir  nos travaux au bien de la patrie qui nous a confié ses destinées », exhortation qui engage chaque député,e, faut-il le rappeler. Je me dois de réfléchir calmement, sans me laisser submerger par les sentiments, aux conséquences de mes décisions pour le futur de la Suisse. Et cette réflexion m’engage à la plus grande prudence.

C’est par tradition humanitaire que Genève se doit d’accueillir les vrais réfugiés en danger dans leur pays et rappelons que le droit d’asile est le privilège du protecteur et non du protégé (voir TG, ancien sous-secrétaire général des Nations-Unies). Or la majorité des migrants est de nature économique, ils veulent tous aller dans les pays prospères et pas en France ! Impossible de les recevoir, car c’est par millions que des personnes désirent changer de pays et  c’est le droit des nations  de les accepter ou de les refuser, sans parler des coûts énormes engendrés.

L’exemple de la France, qui a raté son intégration des étrangers, devrait nous inspirer : des ghettos, un millier de zones de non-droit, parce que la formation et l’éducation sont dépassées par l’immensité de la tâche. Est-ce cela que nous voulons pour notre pays et ceux qu’il nous faut impérativement intégrer pour assurer leur futur ?

Ouvrir nos portes par compassion à un grand nombre de réfugiés du travail, c’est aussi un formidable appel d’air pour tous ceux qui se trouvent bloqués à d’autres frontières.

Beaucoup de ces demandeurs sont des gens bien formés de la classe aisée. En les recevant, nous siphonnons une élite qui manquera cruellement dans des pays à reconstruire. Nous ne sommes pas des bienfaiteurs en agissant ainsi, mais des néocolonialistes.

Face à ceux qui veulent une large immigration sans fin, ah les braves gens !, et qui me traite de père et grand-père insensible, je rappelle que ce sont 30'000 enfants (trente mille !) qui meurent chaque jour de mauvais soins, de malnutrition, de maladies, et je n’entends pas pour ces pauvres innocents s’élever beaucoup de cris d’indignation dans la classe politique. Il est vrai que ce n’est pas très porteur en cette période électorale…

Je refuse la dérive qui veut faire des citoyens suisses les responsables de toutes les misères du monde, cette extension de la notion de culpabilité qui ronge insidieusement l’estime de nous-même et déstabilise la base des liens qui nous unissent. La Suisse n’a pas semé la guerre en Irak, en Libye, en Syrie ! Que ceux qui ont mis le feu aux poudres, les Etats-Unis et sa coalition, s’attellent au problème en envoyant des troupes au sol !

Il n y a aucune raison pour que notre Conseil fédéral accepte seul des conditions imposées par l’UE. Rappelons que nous sommes un peuple souverain, que s’engager en politique c’est d’abord pour défendre les institutions qui nous régissent, avec une démocratie unique au monde, que cette démocratie ne peut exister sans souveraineté, dont une des composantes principales est l’existence de frontières...

Je dis oui à l’asile pour des vrais réfugiés en danger, non aux migrants économiques, on ne mène pas un pays avec des émotions.

« On gouverne les hommes avec la tête. On ne joue pas aux échecs avec un bon cœur ».La Bruyère.

Désolé d’avoir été un peu long, mais parfois il faut que ça sorte !

 

 

jeudi, 10 septembre 2015

Un Conseil d'Etat dépassé par les événements

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Un Conseil d’Etat dépassé par les événements.

 

Le budget 2016 du canton présenté cette semaine est tout simplement un aveu d’impuissance de la part de notre Conseil d’Etat.

Quand la nouvelle équipe est arrivée aux commandes fin 2013, les promesses d’un redressement des finances ont été fermes et résolues. Et pour la première fois, j’ai cru à un changement et n’ai pas refusé son premier budget, même en étant dans l’opposition: il faut laisser de côté les divergences quand il s’agit du bien de la République.

Voilà bientôt deux ans que ce Conseil d’Etat est en charge et les résultats sont plus que décevants.

Comment oser présenter pour 2016 un déficit de 70 millions alors que tous les indicateurs sont dans le rouge ? Après les années les plus fastes jamais connues dans le montant du PIB, comment n'avoir pas anticipé une baisse inscrite dans le cours de l’Histoire ? Le budget 2019 présentera à coup sûr  une diminution des entrées fiscales de 400 à 500 millions (baisse imposée de la taxation des entreprises), rien n’est prévu pour pallier à cette révolution budgétaire.

Pour arriver, peut-être, à se sortir d’une situation périlleuse il faudrait au minimum avoir un excédent 2016 de 100 millions, puis de 200 en 2017 et 300 millions en 2018.

Nous sommes dans un schéma de catastrophe que je dénonce depuis des années. Les réductions linéaires des subventions, l’augmentation des heures de travail, que mon groupe a proposées depuis des années, ont été toujours balayées comme infâmes. Mises en œuvre à temps, nous n’en serions pas là aujourd’hui, alors que le CE les reprend bien tardivement comme étant siennes…

Leur seule proposition qui rapporte, c’est d’augmenter indirectement la charge fiscale de la classe moyenne qui paie encore ses cotisations maladie, plus 63 millions, avec moins de déductions possibles sur ces dernières. Alors que 108'000 personnes sont aidées à Genève pour payer ces primes, c’est juste un scandale pour ceux qui rament et en assument tous les frais.

En deux ans, ce Conseil d’Etat, plutôt satisfait de son travail, aura augmenté la dette de 1 milliard de francs. Dette consolidée fin 2016 : 17, 1 milliards de francs, bravo ! Genève largement en tête ! C’est tout simplement une bombe à retardement qui explosera dans les mains de nos descendants. Merci papa, joli cadeau !

La Gauche insiste sur Sa solution, toujours la même : il suffit d’augmenter les impôts. Mais il y a un petit problème, indiqué par les statistiques fédérales (elles sont crédibles) : l’exploitation du potentiel fiscal est au maximum dans quel canton ? Genève ! Bravo, je voterai pour vous. La moyenne étant 100, Schwyz est à 44,5 et peut augmenter sans problème ses impôts en cas de besoin ; Zurich est en-dessous de la moyenne à 91,2 ; Genève est à 132. Donc penser que l’on pourra augmenter la charge dans notre canton sans faire fuir les contribuables les plus aisés, c’est une folie. Juste en passant, j’ai une connaissance extrêmement aisée qui vient d’annoncer son départ pour Londres, en regrettant de partir parce qu’elle nous aime bien dans le fond, mais trop d’impôt, c’est trop.

Si on prend les revenus des communes et de l’Etat, la fonction publique à Zurich, un canton qui nous ressemble (aéroport, université, hôpital universitaire, infrastructures lourdes), coûte 40% de moins par habitant qu’à Genève. Il y a plus qu’un malaise…

Je conclus en répétant (depuis longtemps!) que l’Etat de Genève court à la faillite, que des changements structurels drastiques et douloureux sont nécessaires, que la fonction publique doit accepter un régime minceur conséquent pour sauver l’essentiel de ses postes, sinon le spectre des années 30, avec une quasi mise sous tutelle de l’Etat par Berne, des bâtiments de l’Etat en garantie et une baisse linéaire de 10% des salaires publics, n’est pas loin.

Nous avons besoin en cette période cruciale de ministres qui se comportent en hommes d'Etat, pas en releveurs de compteurs.

 

vendredi, 03 avril 2015

Conseil d'Etat: des comptes 2014 en trompe l'oeil.

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Les comptes de l'Etat de Genève 2014 présentent un bilan dans les chiffres noirs pour 6 millions, sur des revenus de l'ordre de 8 milliards.Le moins que l'on puisse dire, c'est que notre ministre des finances a une sacrée baraka, car à périmètre égal avec l'année précédente il présenterait un déficit abyssal d'environ 400 millions!

Explication: des investissements certes importants mais inférieurs d'environ 50 millions à la moyenne décennale; une rentrée miraculeuse de 415 millions; des droits de succession doublés par rapport à 2013, année déjà très favorable, + 134 millions; total 600 millions.Enlevons les 203 millions que l'Etat a provisionnés pour la caisse de pension, ce qu'il n'aurait pas fait sans ces revenus non récurrents, nous sommes bien dans cette fourchette des 400 millions de déficit...Et la dette a augmenté d'1 milliard...

Voilà la véritable situation de notre Etat, alors que notre exécutif ne cesse depuis une année de répéter qu'il a repris les choses en main et qu'il contrôle les dépenses pour nous amener à terme à une baisse de la dette. Je ne doute pas de ses efforts, mais c'est un nageur qui se bat à contre-courant et est gagné par la vitesse du flot.

L'année en cours se présente de façon bien moins favorable, les prévisons sont en baisse, on ne parle plus d'une augmentation du PIB de 1,9%, mais plutôt de 0,9%, le commerce de détail et les banques souffrent, la tendance n'est pas à une hausse des rentrées fiscales.

Les nuages s'accumulent:le projet SCORE concernant la grille des salaires va faire encore des vagues, la caisse de pension plombe durablement les comptes, les taux d'intérêt pourtant historiquement bas( 1,8%!), amènent le paiement de 230 millions par année, et ils ne peuvent à l'avenir que reprendre de la hauteur...bref il suffit d'un petit coup de malchance ou de changement de paramètre pour que tout le véhicule se déglingue.

Je suis fatigué de répéter depuis 8 ans à la Commission des finances que nous allons dans le mur et que l'Etat doit réduire son train de vie et que la réalité finira par s'imposer, d'autant plus dure que nous aurons longtemps attendu.

L'heure de vérité s'approche avec une dette consolidée qui frôle les 17 milliards.

 

 

 

 

dimanche, 01 décembre 2013

Jumelage

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Le peuple a voté: notre brillantissime Constitution, qui ne manquera pas d'éclairer le Monde d'une lumière nouvelle (post tenebras Constitution), j'en suis persuadé, nous fait cadeau d'un président pour 5 ans.Je félicite le magistrat choisi par ses pairs et suite à sa première prise de parole lors du dernier Grand Conseil, je ne doute pas qu'il assumera sa charge avec toute l'onction et la grandeur attachées à sa Haute Fonction, pour la gloire des ors de la République.

Le moment n'est-il pas venu de jumeler notre canton de Genève et la charmante commune de Saint-François- Longchamp ( Maurienne)?

Je pose la question et attend vos commentaires, qu'en pense notre ami de la TG du samedi Bob? 

vendredi, 16 août 2013

Nucléaire. la filière Thorium

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Nucléaire. La filière du Thorium.

Pour les personnes intéressées, vous pouvez consulter mon blog Memoriter, avec 2 articles à ce sujet en juin 2012.

Rappelons juste pour mémoire que le Thorium est un métal bien réparti sur la planète, qu'il est un isotope fertile naturel qui se transforme en isotope fissile (uranium 233) seulement avec un apport extérieur de neutrons. Avec une centrale nucléaire au Thorium pas d'emballement possible de la réaction, pas de fusion du cœur, et avec de nouveaux types de réacteurs à sels fondus on pourra travailler à la pression atmosphérique. Cette filière peut »brûler » les déchets hautement radioactifs des centrales classiques, dont les dépôts à long terme posent problème.

En 2 ans, les progrès et les avancées techniques sont considérables. La société norvégienne Thor Energy a mis en place dans le réacteur expérimental de Halden des barres contenant du Thorium, voulant démontrer ainsi que ce combustible nucléaire peut être un excellent substitut à l'Uranium dans les centrales actuelles.

La Norvège est un pays modèle concernant le développement durable et de le voir s'engager dans de telles recherches devrait nous faire réfléchir à ne pas tout rejeter ce qui porte le nom de « nucléaire » comme une personnification du Diable!

Nous n'arrivons pas à respecter les accords de Kyoto sur les émissions de CO2, nous pataugeons dans des discussions sans fin sur le stockage des déchets radioactifs, il y a dans cette technologie prometteuse de possibles solutions pour nos déchets nucléaires et pour utiliser encore longtemps d'énormes installations nucléaires que nous pourrions avantageusement conserver, en toute sécurité, en évitant un démantèlement rapide et horriblement coûteux.

Il faudra encore des années pour arriver à des résultats économiquement intéressants, mais les Chinois, qui considèrent qu'il s'agirait là d'une véritable révolution énergétique, mettent des moyens considérables pour pouvoir présenter vers 2020 une centrale fonctionnelle. Quand on voit l'incroyable rapidité du développement de leurs techniques spatiales, de leur savoir-faire nucléaire, on peut raisonnablement penser qu'ils relèveront le défi.

lundi, 22 juillet 2013

vote électronique: le doute

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Vote électronique : des doutes

 

Rappel : en 2007, la phase pilote concernant le vote électronique prenait fin et le peuple genevois en acceptait le principe en février 2009, à une large majorité (70,2%). Monsieur Hensler, notre ancien Chancelier, embellissait son bébé : sécurité absolue, modernité, modèle pour les autres cantons qui ne manqueraient pas d’acheter  notre système le rendant très rentable pour l’Etat.

Pour les rentrées d’argent on n’a rien vu et quand les spécialistes assuraient à des députés inquiets, dont je faisais partie, la totale sûreté du vote électronique, ils me semblaient un peu présomptueux, c’était même un invite aux hackers pour démontrer qu’ils se trompaient !

On voit bien aujourd’hui que tout est écouté, espionné, modifiable. Voilà qu’un pirate informatique nous dit qu’il peut rentrer dans l’application du vote, ce qui est confirmé par une HES bernoise.

Le plus incroyable, c’est que la Chancelière indique que le problème était connu de l’administration ! Les audits  avaient porté sur la partie serveur du système et pas sur l’application pour le votant.  Alors on attend que quelqu’un dénonce la faille pour l’admettre ?  Comment voulez- vous garder confiance dans cet environnement trompeur ?

Vous me direz que tout le monde se fiche pas mal des élections genevoises, mais il s’agit d’un principe essentiel de la démocratie : la sûreté de l’urne.

 Si une personne, un groupe ont de mauvaises intentions,  ils ont peut-être déjà pénétré le programme de vote et  ne vont évidemment pas s’en vanter. Ensuite, de façon intelligente, ils vont modifier de quelques % le résultat, afin de ne pas mettre la puce à l’oreille de contrôleurs, et falsifier  par exemple l’élection au Conseil d’Etat.

Cela fait un peu penser au Tour de France : un septuple vainqueur, jamais attrapé malgré de nombreux contrôles, il avait une longueur d’avance sur la détection des produits, comme on pourrait le craindre d’un hacker, finit par avouer sa tricherie. Et si un Conseiller d’Etat élu apparaissait au bout de 3 ou 4 ans l’avoir été  avec l’aide de bulletins modifiés ? En espérant que ce ne soit pas à l’insu de son plein gré…Avouez que ce serait la Genferei de trop !

Il y a aussi des possibilités de manipulation avec le vote par correspondance, mais une personne malhonnête  arrivera à capter quelques bulletins ou dizaines de votes, avec le choix électronique  ce sont des dizaines de milliers !

Il est grand temps de décréter un moratoire sur le vote électronique en attendant d’y voir plus clair.