mercredi, 01 juin 2011

Filière du thorium suite

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Pour répondre à Monsieur Mabut, je précise que je n'ai pas dit que la filière du thorium était la panacée, mais elle devrait pour le moins être étudiée avec la plus grande attention.

Elle a certes ses problèmes et ses dangers, notamment dans la fabrication du combustible, mais, il faut le répéter, les voisins d'une centrale à thorium pourraient dormir tranquillement, son fonctionnement étant par la nature même du métal du plus haut niveau de sûreté.

Le plutonium est une option pour amorcer la réaction; on "brûle" un déchet hautement toxique des centrales classiques, c'est une bonne solution et plus intelligent que de l'utiliser pour fabriquer la bombe!

Je n'ai pas de réponse pour le moment à la question suivante : pourrait-on utiliser une centrale désafectée pour y loger ce nouveau type de réacteur?

Je ne vois pas comment en Suisse, sans gisement éolien et avec un ensoleillement moyen ,on pourra assurer une production suffisante d'électricité pour les 30 prochaines années sans nucléaire et respecter nos engagements de Kyoto.

En plus la population chez nous va encore augmenter de 300.000 personnes en 5 ans, ce qui représente une tranche nucléaire...

L'effet de serre dû à l'augmentation du CO2 n'est pas prêt de diminuer, et la communauté humaine compte 8000 âmes de plus chaque heure qui passe... Bonne chance à ces nouveaux consommateurs !

On ne peut pas balayer d'un revers de la main l'étude de centrales très neutres pour l'environnement.

Je termine en remerciant la Tribune de permettre de fructueux échanges grâce aux blogs, qui sont lus loin à la ronde puisque j'ai reçu par courriel un commentaire très positif d'un professeur de l'Université de Grenoble, membre de l'Académie des sciences de Paris.