mardi, 17 juillet 2012

La guerre perdue

 

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En 2011, les gaz à effet de serre produits par l'activité humaine, notammant le CO2, ont atteint des quantités record.

Ce que je répète depuis 10 ans semble hélas se révéler exact : nous avons tellement augmenté la teneur en CO2 de l'atmosphère que le système est entrain de s'emballer: Plus de gaz entraîne un réchauffement des océans qui absorbent moins de CO2 qui s'accumule encore plus dans l'air qui s'échauffe...

La boulimie d'énergie est continue, les pays émergents utilisent le charbon à grande échelle, on refuse le nucléaire, bref le changement de climat est inéluctable.

La Suisse ne produit que 1/1000 des gaz à effet de serre et tous nos efforts pour les limiter ne changeront rien au résultat final, ce qui n'empêche pas de poursuivre nos économies d'énergie.

Mais notre politque doit changer et nous devons mettre l'accent principal sur la prospective des changements qui nous attendent : quelle va être l'augmentation de la température moyenne en Suisse; comment assurer la sécurité des populations alpines menacées par le déplacement du permafrost (le sol toujours gelé, vers les 4000 mètres chez nous,  qui garantit en bonne partie contre les éboulements); comment gérer la fonte des glaciers,  le flux changeant des eaux; quelles plantations prévoir dans nos forêts qui supporteront difficilement des variations rapides de température; quelles nouvelles maladies humaines, végétales nous mettront en danger ou quels insectes nuisibles (voir le moustique tigre déjà au Tessin...)? La liste n'est pas exhaustive...

Voilà les points sur lesquels nous devons dès aujourd'hui porter toute notre énergie, si j'ose dire! Il en va simplement de notre survie, car quand les choses commenceront à aller mal, il ne faudra compter que sur nous-mêmes.