vendredi, 16 août 2013

Nucléaire. la filière Thorium

Eric photo CN 1.JPG

 

 

Nucléaire. La filière du Thorium.

Pour les personnes intéressées, vous pouvez consulter mon blog Memoriter, avec 2 articles à ce sujet en juin 2012.

Rappelons juste pour mémoire que le Thorium est un métal bien réparti sur la planète, qu'il est un isotope fertile naturel qui se transforme en isotope fissile (uranium 233) seulement avec un apport extérieur de neutrons. Avec une centrale nucléaire au Thorium pas d'emballement possible de la réaction, pas de fusion du cœur, et avec de nouveaux types de réacteurs à sels fondus on pourra travailler à la pression atmosphérique. Cette filière peut »brûler » les déchets hautement radioactifs des centrales classiques, dont les dépôts à long terme posent problème.

En 2 ans, les progrès et les avancées techniques sont considérables. La société norvégienne Thor Energy a mis en place dans le réacteur expérimental de Halden des barres contenant du Thorium, voulant démontrer ainsi que ce combustible nucléaire peut être un excellent substitut à l'Uranium dans les centrales actuelles.

La Norvège est un pays modèle concernant le développement durable et de le voir s'engager dans de telles recherches devrait nous faire réfléchir à ne pas tout rejeter ce qui porte le nom de « nucléaire » comme une personnification du Diable!

Nous n'arrivons pas à respecter les accords de Kyoto sur les émissions de CO2, nous pataugeons dans des discussions sans fin sur le stockage des déchets radioactifs, il y a dans cette technologie prometteuse de possibles solutions pour nos déchets nucléaires et pour utiliser encore longtemps d'énormes installations nucléaires que nous pourrions avantageusement conserver, en toute sécurité, en évitant un démantèlement rapide et horriblement coûteux.

Il faudra encore des années pour arriver à des résultats économiquement intéressants, mais les Chinois, qui considèrent qu'il s'agirait là d'une véritable révolution énergétique, mettent des moyens considérables pour pouvoir présenter vers 2020 une centrale fonctionnelle. Quand on voit l'incroyable rapidité du développement de leurs techniques spatiales, de leur savoir-faire nucléaire, on peut raisonnablement penser qu'ils relèveront le défi.